LA CIME de la VALETTE de PRASL

Publié le par Le mont blanc des Mici

 

 













 

 

 


 

 

 

CIME de la VALETTE de PRASL


Nous nous sommes donné rendez-vous à Lantosque     , comme à l’accoutumée dans le seul bistrot ouvert du village, occasion de faire un bilan de la forme de chacun et un dernier briefing de la sortie.
Hervé et Xavier, nos deux médecins ainsi que Marc le responsable de cordée n’ont pas pu, malheureusement, se joindre à nous cette fois. Nous nous retrouvons donc à 12, contents de ce nouveau partage, un peu surpris par les mauvaises conditions météorologiques mais prêts à faire face.
Une demi-heure de route nous amène à notre nouveau point de départ. Nous partons de plus bas que prévu pour ne pas démarrer directement dans les frimas et le brouillard.
Départ sous le feu des projecteurs car Johan, notre caméraman est présent pour cette sortie « hivernale ». Pas de maquillage sous les bonnets et les écharpes, quelques nez rouges et des regards qui brillent pour la postérité.
9H30, équipés, emmaillotés, dans le matériel fourni par la société Chullanka, nous sommes prêts...Michel, un des guides mène le groupe et donne le tempo. Il faut apprendre à gérer nos efforts dans une cordée qui doit devenir et rester homogène.
Le ciel est blanc, il tombe quelques flocons sur un paysage qui se dilue peu à peu dans une couleur uniforme pâle et fluctuante. Nous montons d’un rythme lent et régulier formant une cordée solidaire. Le sentier serpente au milieu d’une végétation clairsemée aux allures de fantômes.
Première halte, il faut recharger les batteries, elle sera courte, le froid nous transperce et pousse au départ. Deuxième partie de l’ascension, le brouillard s’épaissit, la neige tombe plus drue, la visibilité se réduit. Trois heures d’efforts et nous atteignons la Cîme de « La Valette de Pral » but de notre randonnée.
L’arrivée sur le dôme recouvert de neige et balayé par le vent ouvre sur un paysage de grand nord ; blanc sur blanc pas de points de repères, ciel et sol se confondent, seule quelques ombres émergent avec lesquelles la brume joue. Nous sommes transis de froid, même le chien de Michel, notre joyeux et dynamique compagnon a du mal à se réchauffer. Pas le temps de savourer le spectacle. Quelques photos, quelques respirations prudentes et nous voila déjà repartis. Sur le chemin du retour nous improvisons un pique-nique dans une cabane de berger. Serrés les uns contre les autres nous retrouvons un peu de chaleur 0° au lieu des -10 à l’exterieur.
La descente nous offre un nouveau spectacle, le rideau de brouillard s’effiloche petit à petit et s’ouvre sur la lumière, enchantant le paysage et nos regards. Est-ce l’effort partagé qui donne cet impression de plénitude et de paix ?     

 

 

 

















 
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