| | MOURRE DE SIMANCE Nous avons décidé de partir la veille pour pouvoir profiter de la soirée ensemble, l’occasion de faire plus ample connaissance avec les proches des uns et des autres. La soirée fut gargantuesque. Merci à Michel et à Silvana de nous avoir si chaleureusement accueillis. Pour sa première sortie, notre médecin urgentiste Hervé Haas se souviendra de la nuit. Réveillés à 4h30 du matin par des appels au secours, Hervé et Michel sont partis secourir ce pauvre berger qui très éméché s’était perdu dans la montagne en pleine nuit en tee-shirt par -10°. Il n’a eu la vie sauve que grâce à nos deux courageux secouristes. Que dire de la journée de dimanche : magnifique !!!Toutes les conditions étaient réunies. Le ciel était d’un bleu limpide, et l’épais manteau neigeux était d’une blancheur immaculée. La journée s’annonçait féérique. C’est dans cette ambiance que nous sommes partis à 8h30 raquettes aux pieds. Le chemin en première partie était plat, ce qui a permis à nos organismes de s’échauffer en douceur et de nous habituer progressivement à la marche en raquettes. Puis rapidement nous avons attaqué la montée. Nous avons progressé en zigzag à travers le sous bois. Hervé le guide faisait la trace, malgré cela certains s’enfonçaient dans la neige épaisse ce qui occasionnait une dépense énergétique supplémentaire. Après deux heures d’effort, nous avons quitté la lumière tamisée du sous bois. L’espace libre sur lequel nous avons débouché nous a offert un paysage de clarté où ciel et sol se confondaient dans une transparence lumineuse, une ode à la pureté de la montagne. Malgré quelques organismes déjà éprouvés, il nous a fallut continuer l’ascension. Notre prochaine étape fut un petit chalet d’alpage perdu au milieu de nulle part. C’est au bout d’une heure que nous avons atteint enfin ce qui fut pour nous un véritable mirage. Une petite pause s’imposait. Xavier, handicapé par des raquettes non adaptées à sa morphologie, décida de rebrousser chemin. C’est donc sans lui que nous avons poursuivi notre ascension. Le silence était total, seul le crissement des nos raquettes dans la neige était perceptible. La cordée elle s’effilochait de plus en plus. C’est chacun à son rythme que nous avons atteint la crête. Eric, affaibli par un manque d’alimentation décida de nous attendre là. Nous avons rassemblé nos dernières forces pour gravir les 150 mètres avant d’atteindre le point culminant de notre journée. Nous avons découvert un décor de toute beauté qui récompensa tous les efforts fournis (plus de 1000 m de dénivelé +). Nous sommes restés là un instant complètement enivrés par ce spectacle. Il était 13h30 quand nous avons rejoint Eric. Nous en avons profité pour sustenter nos organismes affamés. Pas le temps de s’attarder, il faut penser à redescendre avant la nuit. La pente était raide et la neige toujours aussi profonde ce qui a rendu la descente périlleuse. Certains se sont laissés aller dans une descente effrénée, d’autres moins aguerris se sont offerts de belles glissades. Ce fut un bon moment de franches rigolades. Il était 17h30 quand nous sommes arrivés aux voitures, les jambes un peu lourdes mais l’organisme rechargé en oxygène. Promesse tenue, ce fut une journée féerique….Dommage qu’Isabelle, Michel et Marc nos deux autres guides ainsi que Johan notre caméraman, retenus par des obligations professionnelles, n’ont pu profiter de cette belle journée. Ils se rattraperont à la prochaine. |   |