LE GELAS 2010 - 3 143M
GELAS 2010
3 143M
Quelle joie de retrouverla cordée au complet pour ce nouvel entrainement au Mont-Gélas. Presque tous sauf Isa et Jérôme, pour cause, puisqu’ils attendent un heureux évènement pour le mois d’août.
Comme quoi tout est possible et pour plus de question sur natalité / sport / MICI, vous pouvez nous poser des questions….
Nous sommes jour pour jour au même endroit à une année près, avec des conditions quasi identiques. Nous avons fait le choix de revenir au Mont Gélas car c’est le plus haut sommet des Alpes-Maritimes (3143m), qu’il va falloir affronter une nouvelle fois et non sans mal.
Après une nuit courte au refuge de la Madone de Fenestre, c’est l’heure du départ. Dehors, le ciel étoilé et l’air doux nous présagent une belle journée. La première partie est aquatique, la neige fond et c’est les pieds dans l’eau et dans la pénombre du jour naissant que nous ajustons nos pas dans cette première montée. Les organismes encore engourdis de sommeil peinent à trouver l’équilibre. La progression est lente et hésitante. Après une bonne demi-heure de marche, nous nous rendons compte que nous nous sommes trompés d’itinéraire. Est-ce l’obscurité ou nos cerveaux endormis ??? .
Arrivés sur la partie enneigée, nous chaussons les crampons. La progression est ardue. La grande quantité de neige tombée cet hiver n’a gelée qu’en surface. Il est difficile dans ces conditions de ne pas s’enfoncer. Les plus légers y arrivent tant bien que mal tandis que pour les autres, ils se retrouvent parfois avec de la neige jusqu’en haut des cuisses.
Nous atteignons vers midi le fantomatique lac Niré, invisible en cette période. Nous ne pourrons pas cette fois atteindre le sommet par le couloir étroit et très raide que nous avions gravi la première fois car la neige est trop mauvaise et rend l’ascension dangereuse. Dommage car ce passage nous aurait permis de perfectionner notre technique de cramponnage et d’apporter une bonne dose d’adrénaline au plus téméraires. Un petit groupe décide toutefois de rejoindre le balcon du Gélas par un itinéraire plus accessible afin d’admirer le Mont Clapier et le Lac Long d’autant que la visibilité ce jour est très bonne.
La descente est épuisante et interminable. Chaque pas est une épreuve, soulever ses pieds alourdis de neige avec les cuisses tétanisées par l’effort, éviter les trous sous peine de se retrouver en partie enseveli demandent une énergie considérable. Au terme de 10 heures de marche, nous atteignons le refuge, un havre où récupérer, l’occasion aussi d’échanger nos impressions du jour avec une pensée commune pour Eric et pour son courage qui lui a fait réussir à coup de volonté cette ascension après sa récente opération. C’est un excellent entrainement pour tout le monde avant la prochaine sortie au Mont Paradis programmée le week-end du 12 et 13 juin.

